Cours de sensibilisation sur le traitement des violences sexistes

Dans le cadre de ses activités, DécadréE a eu la possibilité de donner 2 formations sur le traitement des violences sexistes cet automne. Retour sur ces actions.

Classer le plus souvent au coin du journal dans les colonnes de fait divers, les violences sexistes sont malheureusement souvent traitées avec maladresse, ce qui provoque des conséquences non négligeables. Grâce à une collaboration avec le Centre de formation au journalisme et média et l’Université des médias et droits humains organisée par l’association ASF, DécadréE a pu sensibiliser plus de 40 journalistes et responsable médias à la question.

 L’inégalité est partout dans la presse, mais elle est particulièrement inquiétante lorsque l’on aborde la thématique des violences sexistes. En effet non seulement un mauvais traitement perpétue la culture du viol et contribue ainsi à justifier les violences sexistes, mais plus encore celui-ci constitue tout bonnement une deuxième violence pour la victime qui se voit dépossédée de son histoire et souvent délégitimée.

Se rapprocher au plus près des faits et respecter la victime

 Afin de pallier à ces problèmes, l’association DécadréE préconise aux journalistes de rester neutres et au plus proches des faits. En enlevant les filtres, qui constituent les représentations, le journaliste peut ainsi laisser parler la réalité et aborder le sujet des violences sexistes le plus justement possible. Parmi les conseils qui sont égrainés durant les formations on retrouve ainsi le fait d’utiliser un vocabulaire clair et précis, en évitant les figures de style et les euphémismes, de contextualiser avec des statistiques nationales ou internationales afin de montrer l’ampleur du phénomène social et bien sûr de respecter la victime et sa parole si elle souhaite s’exprimer.

Ouvrir le dialogue et construire ensemble

 Mais plus encore que de donner des conseils, ces formations sont là pour ouvrir le dialogue et rester à l’écoute des journalistes. BalancéEs entre le stress des rendus, les situations directes délicates, les menaces juridiques ou le manque de place, la situation des journalistes reste difficile dans un climat professionnel de plus en plus tendu. DécadréE est ainsi consciente, que c’est en ouvrant le débat et en prenant conscience des avis, des besoins et des obstacles des unEs et des autres que des solutions communes peuvent être trouvées. Chaque formation est ainsi l’occasion de mettre le doigt sur de nouveaux problèmes, mais également de nouvelles solutions et d’avancer ensemble vers un meilleur traitement médiatique des violences sexistes.

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